Sprint finale dans les roues de Tiphaine

Sprint finale dans les roues de Tiphaine

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Tiphaine a été l’une des premières à vouloir partager son expérience de baroudeuse sur notre groupe Expériences Locales sur Facebook. Elle est devenue fan des voyages à vélo, qui lui permettent de découvrir le monde autrement, en alliant liberté de mouvement, contact unique avec l’environnement et la nature, et challenge personnel.

Elle nous a raconté lors de la première étape comment lui est venue la passion des trips en vélo. A présent, elle nous emmène avec elle dans son quotidien de baroudeuse à 2 roues.

 

Voyager seule pour se découvrir… et découvrir les autres

Lorsque Tiphaine s’est mise en selle lors de son premier bike trip, elle est partie seule. Depuis, elle en a développée une véritable philosophie du voyage en solo. La conquête de la liberté, de l’introspection, de la connaissance de soi, l’ouverture et la découverte de l’autre, et au-delà un sentiment d’accomplissement. « Voyager seule, c’est le luxe d’écouter tes désirs, de choisir en fonction de toi, de ne pas faire de compromis. Tu es bien plus ouvert à la rencontre et tu vis les choses pour toi et non pour quelqu’un d’autre. Plus important encore, j’ai appris à me découvrir, à me connaître, tout simplement. J’ai appris à me débrouiller, à persévérer, à rebondir et à me dépasser. Je suis devenue ma meilleure amie, j’apprends à vivre avec moi-même et à m’aimer. Et c’est comme cela que je suis plus ouverte à la rencontre et que j’ai l’impression de pouvoir apporter aux autres. Par le voyage, j’ai appris à vivre, alors qu’avant je ne faisais qu’exister ».

 

L’amour au tournant

Les voyages sont fait de péripéties, d’imprévus, de situations dangereuses ou inconnues. De là souvent la richesse des voyages, les souvenirs inoubliables, ceux qui forgent une personnalité et les relations. Pour Tiphaine, son meilleur souvenir en Australie fut au départ le pire. Une chute sur les deux genoux, la souffrance, les genoux qui n’aident à pédaler qu’une fois chauds, la solitude dans l’épreuve, la recherche d’une solution. Et parfois l’imprévu qui enchante et fait basculer un voyage. « Le lendemain de ma chute, j’ai vraiment mal et je n’en peux plus. J’arrive vers midi dans un endroit glauque où il est autorisé de camper, mais je n’aime pas l’endroit, il ne m’inspire pas confiance. Le village fait abandonné, un peu industriel, je ne veux pas passer la nuit là. Mais mes genoux ne veulent plus pédaler… Soit je dors dans cet endroit, soit je fais du stop pour avancer. Après 1h d’attente et seulement 5 voitures dans mon sens, un homme de mon âge s’arrête, m’emmène au village où vit son oncle. Il me propose d’y passer la nuit, puis la semaine. Cet australien venu du bush m’a fait fondre, et je suis revenue deux mois pour être à ses côtés. Une histoire d’amour courte mais intense. J’aime raconter cette histoire car le hasard fait parfois bien les choses et il faut parfois se laisser porter par les événements ».

 

La journée type d’une bike tripeuse

Une journée de rando en vélo débute toujours par un bon petit déjeuner. « J’aime ce moment où je suis encore fraîche, pleine d’énergie et motivée pour avaler les kilomètres », raconte Tiphaine. La journée est vraiment dédiée au pédalage, entrecoupée de coupures quand bon lui semble, pour prendre des photos, s’arrêter pour apprécier un endroit, manger un fruit, remplir ses gourdes, rechercher un chemin ou reposer ses genoux. Quand elle campe, elle commence à être attentive à partir de 17H pour trouver le bon endroit. « En Australie c’était facile, mais certains pays en Europe sont plus compliqués car plus de monde, moins d’endroits cachés, et de nombreux terrains sont cultivés ou privés. Mais je trouve toujours quelque chose ! ». Comme elle a choisi de voyager léger et de ne pas prendre de réchaud, le repas du soir est toujours froid (conserve, pain, fromage, fruit, noix), et elle ne peut déroger au rituel de l’écriture de sa journée avant de se coucher. « Souvent très fatiguée, c’est fière et satisfaite que je m’endors, pressée de retourner pédaler au petit matin … Attention, voyager à vélo peut être addictif ! Mais ne nuit a priori pas à votre santé ».

 

Arrivée à Stockholm, direction Helsinki

Cet été, pour éviter les fortes chaleurs et comme elle est de retour en Europe, Tiphaine est partie sur les routes scandinaves, de Paris à Helsinki. Entre camping, nuit chez l’habitant grâce au réseau d’entraide entre cyclistes Warmshower, après environ 2198km depuis Paris, de la pluie, du beau temps, de la forêt, du traffic, du vent, et beaucoup d’émotion, elle est arrivée à Stockholm ce 16 juillet. Jusqu’aux prochaines étapes…

Et vous, quelle est votre journée type en rando vélo? Où comment aimeriez vivre ce type d’expérience, et quel parcours aimeriez-vous explorer? Venez également partager votre point de vue sur les voyages en vélo, vos propres expériences ou échanger avec notre aventurière sur Expériences Locales.

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